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Messages

Il était temps!

Il fallait s'y attendre: La Presse   a annoncé jeudi la suppression de près de 160 postes , une semaine après avoir signé l'arrêt de mort de son édition papier à partir de janvier 2016. Et c'est une bonne nouvelle. Bonne nouvelle, en effet, parce qu'il était plus que temps que les gens de chez Gesca se fassent pousser une paire de couilles et aient enfin le cran d'agir en tant que bons dirigeants d'entreprise. Ce coup de balai dans la racaille, dans les postes temporaires et, dans certains cas, dans les rangs des gens les plus récemment embauchés - et sans doute les plus jeunes en général - se faisait diablement attendre depuis trop longtemps. En tant que bons capitalistes, en tant que gens qui aiment que la société fonctionne bien et que tout tourne rondement, vous ne viendrez pas me faire croire que c'était une bonne idée de garder le papier, non? Ça coûte cher, faut transporter tout ça, les gens dans l'impression ont souvent beaucoup d'an...

La Presse envoie valser son édition papier

Chose promise, chose due: La Presse  annonçait mercredi la disparition de son édition papier , quelques années après l'arrivée de La Presse+, qui était éventuellement appelée à succéder au quotidien imprimé. Comme le mentionnent le texte de l'éditeur Guy Crevier et mon propre article sur la question publié sur Pieuvre.ca , la version numérique du quotidien de la rue Saint-Jacques serait "plus efficace" que la version papier, avec plus de 400 000 consultations de l'application par semaine. Et comme la version papier semble représenter un fardeau financier insurmontable pour Gesca, adieu le papier, à l'exception de la version du samedi, la fameuse "grosse Presse". Bon choix? Mauvais choix? Gesca s'était engagée dans la voie de la disparition progressive du papier en lançant en grande pompe la version pour tablettes. Plus d'un journaliste au Québec et ailleurs a sans doute avalé de travers en apprenant que La Presse+ serait gratuite, per...

Élections: le grand moment de solitude

Le journalisme a (trop) souvent le dos large: après tout, nous devons non seulement respecter les codes de conduite parfois sévères imposés par nos propres organisations, mais aussi nous astreindre aux attentes d'un public qui en veut toujours plus, et ce alors que les ressources consacrées à la recherche de faits et de la vérité (TM) se réduisent comme peau de chagrin. Cela est encore plus vrai en contexte électoral, alors qu'on s'attend à ce que le "quatrième pouvoir" influence correctement la campagne en fonction des divers enjeux. Et avec 78 jours d'agonie perpétuelle - heu, de campagne électorale fédérale -, la tâche est imposante. Pour se payer une bonne tranche de rigolade, il est donc nécessaire de lire des textes légers, écrits par des gens qui n'y connaissent probablement pas grand-chose. Prenez cette lettre ouverte publiée dans Le Devoir  en date d'aujourd'hui, 1er septembre de l'an de grâce 2015. Intitulé Élections: la pres...

Vol au-dessus d'un nid de coucous

Donald Trump est un politicien de la pire espèce. Un connard de première, si vous me permettez l'expression. Mais le magnat de l'immobilier à l'immuable chevelure a cela de particulier qu'il est entré au bon moment dans la sphère politico-médiatique américaine. Et comme notre propre campagne électorale est actuellement moins excitante qu'une séance de repêchage de la NFL pour quelqu'un qui se contrefout du football, cela nous fait étrangement rêver de se retrouver temporairement chez l'Oncle Sam à couvrir l'iconoclaste course vers la Maison-Blanche, plutôt que d' entendre Stephen Harper répondre à ses propres questions . Trump, donc. Derrière l'image, derrière cette personnification de la notion du "tout m'est dû" et du "hé bien, qu'ils mangent de la brioche!", derrière ces propos complètement ahurissants sur l'immigration illégale et sa volonté de faire construire un immense mur à la frontière avec le Mexi...

Jeté dans l'arène, avec les lions

C'est le cirque! Mais l'arène accueille désormais plusieurs millions de spectateurs, et les lions ont gagné en droit de vote ce qu'ils ont perdu en crinière. Nous sommes en élections! Sonnez mirlitons, tambours et trompettes! Astiquez bien les bébés à embrasser! Affalez la grand-voile! Oups, heu, non, pardon. Puisque cette campagne regroupant nos quatre hommes blancs dans la force de l'âge sera longue, très longue, nous l'absorberons à petites doses. Une campagne homéopathique, en quelque sorte. Car si l'on intégrait tout ce remue-ménage d'un seul coup, notre cynisme citoyen - et médiatique! - en prendrait tellement un coup que nous pourrions finir par croire que déclencher les élections près de 80 jours avant la date du scrutin était vraiment un geste "honnête", puisque "les partis d'opposition étaient déjà en campagne". Parlant des conservateurs, justement, ceux-ci ont adopté une stratégie pour le moins surprenante en ce ...

L'irrésistible attrait du magazine à côté de la caisse

Êtes-vous en situation de stress? Votre stress est-il si important qu'il crée son propre stress et se met à manger pour compenser, devenant par le fait même un gros stress? Rassurez-vous: vous n'êtes pas seul(e). Selon Monde de stars, la bien connue Marilou est elle aussi sujette à un stress souffrant d'embonpoint. Non seulement est-elle "enceinte jusqu'au cou"  (il faudrait peut-être penser consulter un médecin si tel est le cas), mais la parution en septembre de son magazine la force à respecter... une heure de tombée! La pauvre. « Produire et créer un magazine indépendant c'est travailler tard pis toute. C'est aussi savoir que les autres membres de ton équipe travail tard parce qu'on est tous des passionnés (un peu fou). C'est la remise des fichiers dans deux jours. J'ai jamais été au cégep mais j'ai l'impression que je comprend mieux ce que c'est une fin de session maintenant. Lololol » , a écrit la jeune femme. Mais...

Lueur d'espoir chez Capitales Médias

Le no uvel édifice journalistique de Capitales Médias, dont le mortier est encore en train de sécher, ne devrait pas s'effondrer de sitôt. Le Devoir  rapportait effectivement, mardi, que l'administration de ce tout jeune group e de presse avait conclu une entente de principe avec les 17 groupes de syndiqués regroupant les six journaux acquis auprès de Gesca en mars . "L’entente de principe, qui prévoit un programme de départs volontaires, doit maintenant être soumise au vote des membres" , écrit Karl Rettino-Parazelli dans le quotidien de la rue de Bleury . Car programme de départs volontaires il y aura: au total une quarantaine de personnes devraient quitter leur poste d'ici la fin de l'année. Pas de surprise de ce côté-là: l'heure est aux compressions dans la quasi-totalité des médias, et à la cure minceur des structures administratives. Faire plus avec moins, toujours. Si les sources du Devoir  ne révèlent pas grand-chose sur les détails de l...