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Messages

Vol au-dessus d'un nid de coucous

Donald Trump est un politicien de la pire espèce. Un connard de première, si vous me permettez l'expression. Mais le magnat de l'immobilier à l'immuable chevelure a cela de particulier qu'il est entré au bon moment dans la sphère politico-médiatique américaine. Et comme notre propre campagne électorale est actuellement moins excitante qu'une séance de repêchage de la NFL pour quelqu'un qui se contrefout du football, cela nous fait étrangement rêver de se retrouver temporairement chez l'Oncle Sam à couvrir l'iconoclaste course vers la Maison-Blanche, plutôt que d' entendre Stephen Harper répondre à ses propres questions . Trump, donc. Derrière l'image, derrière cette personnification de la notion du "tout m'est dû" et du "hé bien, qu'ils mangent de la brioche!", derrière ces propos complètement ahurissants sur l'immigration illégale et sa volonté de faire construire un immense mur à la frontière avec le Mexi...

Jeté dans l'arène, avec les lions

C'est le cirque! Mais l'arène accueille désormais plusieurs millions de spectateurs, et les lions ont gagné en droit de vote ce qu'ils ont perdu en crinière. Nous sommes en élections! Sonnez mirlitons, tambours et trompettes! Astiquez bien les bébés à embrasser! Affalez la grand-voile! Oups, heu, non, pardon. Puisque cette campagne regroupant nos quatre hommes blancs dans la force de l'âge sera longue, très longue, nous l'absorberons à petites doses. Une campagne homéopathique, en quelque sorte. Car si l'on intégrait tout ce remue-ménage d'un seul coup, notre cynisme citoyen - et médiatique! - en prendrait tellement un coup que nous pourrions finir par croire que déclencher les élections près de 80 jours avant la date du scrutin était vraiment un geste "honnête", puisque "les partis d'opposition étaient déjà en campagne". Parlant des conservateurs, justement, ceux-ci ont adopté une stratégie pour le moins surprenante en ce ...

L'irrésistible attrait du magazine à côté de la caisse

Êtes-vous en situation de stress? Votre stress est-il si important qu'il crée son propre stress et se met à manger pour compenser, devenant par le fait même un gros stress? Rassurez-vous: vous n'êtes pas seul(e). Selon Monde de stars, la bien connue Marilou est elle aussi sujette à un stress souffrant d'embonpoint. Non seulement est-elle "enceinte jusqu'au cou"  (il faudrait peut-être penser consulter un médecin si tel est le cas), mais la parution en septembre de son magazine la force à respecter... une heure de tombée! La pauvre. « Produire et créer un magazine indépendant c'est travailler tard pis toute. C'est aussi savoir que les autres membres de ton équipe travail tard parce qu'on est tous des passionnés (un peu fou). C'est la remise des fichiers dans deux jours. J'ai jamais été au cégep mais j'ai l'impression que je comprend mieux ce que c'est une fin de session maintenant. Lololol » , a écrit la jeune femme. Mais...

Lueur d'espoir chez Capitales Médias

Le no uvel édifice journalistique de Capitales Médias, dont le mortier est encore en train de sécher, ne devrait pas s'effondrer de sitôt. Le Devoir  rapportait effectivement, mardi, que l'administration de ce tout jeune group e de presse avait conclu une entente de principe avec les 17 groupes de syndiqués regroupant les six journaux acquis auprès de Gesca en mars . "L’entente de principe, qui prévoit un programme de départs volontaires, doit maintenant être soumise au vote des membres" , écrit Karl Rettino-Parazelli dans le quotidien de la rue de Bleury . Car programme de départs volontaires il y aura: au total une quarantaine de personnes devraient quitter leur poste d'ici la fin de l'année. Pas de surprise de ce côté-là: l'heure est aux compressions dans la quasi-totalité des médias, et à la cure minceur des structures administratives. Faire plus avec moins, toujours. Si les sources du Devoir  ne révèlent pas grand-chose sur les détails de l...

Hillary Clinton et le mépris

En sommes-nous rendus là? Il semblerait bien que oui: lors d'un événement de campagne en date du 4 juillet, la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton a défilé le long d'une rue de Gorham, au New Hampshire, histoire de prendre un traditionnel bain de foule. Jusque-là, pas de problème. Le hic, c'est que les journalistes qui couvraient cette sortie aux allures quasi-présidentielles ont justement eu droit à un traitement quasi-présidentiel: non seulement ont-ils été tenus à l'écart de Mme Clinton, mais l'équipe de celle-ci a poussé l'audace jusqu'à encercler les représentants de la presse avec une corde, créant de fait un enclos mobile qui se déplaçait constamment, histoire de garder les journalistes à distance de la candidate. Est-ce la façon dont les reporters sont considérés de nos jours? Comme du bétail que l'on traîne? Comme ces enfants de la garderie à qui l'on intime de tenir une poignée du "serpent", histoi...

Création littéraire - L'affectation

Une nouvelle explosion ébranla la navette, et Maxard se répéta qu'il allait mourir.  C' était pourtant le reportage du siècle, l'occasion en or de briller auprès de ses collègues, et de possiblement réaliser l'aventure d'une vie. Le tout avait d'ailleurs semblé particulièrement monotone au départ. La première partie du voyage avait été simplement longue et ordinaire. Après tout, il commençait à avoir l'habitude. Phobos était toutefois plus agitée qu'à l'ordinaire. Forcément, quand il y a la guerre… L'astroport était certes toujours aussi bourdonnant d'activité, mais les véhicules militaires et les croiseurs de combat avaient remplacé les paquebots stellaires et les engins civils. Le sigle du bras armé du gouvernement terrien était partout, pas moyen d'y échapper. Idem pour les soldats et les contrôles de sécurité. D'un côté entraient les recrues envoyées se battre au front; de l'autre, les vaisseaux-hôpitaux ou, d...

Le "scandale" des commandites

Adieu, cher lecteur. On s'est aimés comme on se quitte, sans doute, et tout le tralala mélodramatique. Je m'en vais. Je disparais. Et, avant de partir pour toujours, je vous invite à visiter ma nouvelle chaîne YouTube, où je déballerai des trucs entre deux séances maquillage. Hé oui, l'heure est au contenu commandité de toutes sortes, alors que les entreprises, désireuses d'accroître leur présence en ligne, ne rechignent pas à embaucher des "créatifs" , ou encore des "blogueurs tendances"  pour que ceux-ci parlent de leurs produits, le tout moyennant salaire. C'est l'idée du siècle! D'un côté, vous avez un internaute qui fait la piastre en effectuant quelque chose qui lui plaît, que ce soit les jeux vidéo, le maquillage, la bouffe, les vêtements, etc. De l'autre, une entreprise qui peut se laver un peu plus les mains d'éventuelles allégations de conflits d'intérêts puisque la production du contenu repose sur les épaules ...