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Messages

Biden et le coït même pas entamé

Faut-il y voir une nouvelle faille dans la structure des réseaux de nouvelles 24/7? L'annonce de mercredi voulant que le vice-président américain Joe Biden ne se lance pas dans la course à l'investiture démocrate en vue de la présidentielle américaine n'a pas surpris grand monde , et était aussi attendue que la notification voulant que nous sommes précisément le jour où Marty McFly et Doc Brown sont arrivés dans la version futuristique de Hill Valley, dans Retour vers le Futur 2 . Dans les deux cas, on en parle depuis très longtemps, et après un demi-sourire, on est vite prêts à passer à autre chose. Dès les premières rumeurs, en fait, il était facile de prévoir que M. Biden se tiendrait tranquillement sur les lignes de côté: tout d'abord, analystes et observateurs s'entendent depuis le tout début que la course se jouera entre Hillary Clinton et Bernie Sanders. L' establishement  contre la frange gauche du parti. La femme contre le socialiste du Vermont....

Mélanchon et le droit de pogner les nerfs

Événement un peu surréel en France, cette semaine, alors que Jean-Luc Mélanchon, ancien candidat à la présidentielle française, a "pété une coche", comme on dit en bon québécois, et s'en est pris vertement aux journalistes de la chaîne BFM qui s'indignaient des violences entourant l'annonce de la suppression de près de 3000 postes chez Air France. Rappelons qu'à l'annonce de ces compressions au sein du transporteur aérien français, des employés en colère s'en sont physiquement pris aux dirigeants de l'entreprise. Les images de ces derniers fuyant la foule, chemise en lambeaux, ont fait le tour du monde. Alors que plusieurs médias ont profité de l'incident pour affirmer que cet éclat de violence nuirait à l'image de la France à l'étranger, et donc aux investissements essentiels alors que l'économie de l'Hexagone bat de l'aile depuis belle lurette, l'homme de gauche prenait position aux antipodes de cette attitude. ...

Bill Nye, les anti-science et la taloche en arrière de la tête

Histoire d'échapper à la grisaille qui semble avoir englouti le monde journalistique, il serait de bon goût de trouver une bonne nouvelle à nous mettre sous la dent. Après tout, qui ne voudrait pas retrouver le sourire? C'est d'ailleurs l'occasion idéale, puisque les grandes chaleurs sont derrière nous et que l'on peut enfin plier le climatiseur pour un rangement facile sous le lit. Pour se dérider un peu, donc, ou du moins retrouver un peu de coeur au ventre, je suis tombé sur une discussion menée dans le cadre du Nightly Show , une émission de fin de soirée animée par Larry Wilmore, un ancien correspondant du Daily Show . Le tour de table en question, qui portait sur la possible découverte d'eau liquide à la surface de Mars, regroupait le vulgarisateur scientifique Bill Nye et deux autres intervenants. En plus, bien sûr, de l'animateur. Ce qui fait sourire, ce n'est pas la façon ridicule dont ces deux autres intervenants ont fait étalage de...

Il était temps!

Il fallait s'y attendre: La Presse   a annoncé jeudi la suppression de près de 160 postes , une semaine après avoir signé l'arrêt de mort de son édition papier à partir de janvier 2016. Et c'est une bonne nouvelle. Bonne nouvelle, en effet, parce qu'il était plus que temps que les gens de chez Gesca se fassent pousser une paire de couilles et aient enfin le cran d'agir en tant que bons dirigeants d'entreprise. Ce coup de balai dans la racaille, dans les postes temporaires et, dans certains cas, dans les rangs des gens les plus récemment embauchés - et sans doute les plus jeunes en général - se faisait diablement attendre depuis trop longtemps. En tant que bons capitalistes, en tant que gens qui aiment que la société fonctionne bien et que tout tourne rondement, vous ne viendrez pas me faire croire que c'était une bonne idée de garder le papier, non? Ça coûte cher, faut transporter tout ça, les gens dans l'impression ont souvent beaucoup d'an...

La Presse envoie valser son édition papier

Chose promise, chose due: La Presse  annonçait mercredi la disparition de son édition papier , quelques années après l'arrivée de La Presse+, qui était éventuellement appelée à succéder au quotidien imprimé. Comme le mentionnent le texte de l'éditeur Guy Crevier et mon propre article sur la question publié sur Pieuvre.ca , la version numérique du quotidien de la rue Saint-Jacques serait "plus efficace" que la version papier, avec plus de 400 000 consultations de l'application par semaine. Et comme la version papier semble représenter un fardeau financier insurmontable pour Gesca, adieu le papier, à l'exception de la version du samedi, la fameuse "grosse Presse". Bon choix? Mauvais choix? Gesca s'était engagée dans la voie de la disparition progressive du papier en lançant en grande pompe la version pour tablettes. Plus d'un journaliste au Québec et ailleurs a sans doute avalé de travers en apprenant que La Presse+ serait gratuite, per...

Élections: le grand moment de solitude

Le journalisme a (trop) souvent le dos large: après tout, nous devons non seulement respecter les codes de conduite parfois sévères imposés par nos propres organisations, mais aussi nous astreindre aux attentes d'un public qui en veut toujours plus, et ce alors que les ressources consacrées à la recherche de faits et de la vérité (TM) se réduisent comme peau de chagrin. Cela est encore plus vrai en contexte électoral, alors qu'on s'attend à ce que le "quatrième pouvoir" influence correctement la campagne en fonction des divers enjeux. Et avec 78 jours d'agonie perpétuelle - heu, de campagne électorale fédérale -, la tâche est imposante. Pour se payer une bonne tranche de rigolade, il est donc nécessaire de lire des textes légers, écrits par des gens qui n'y connaissent probablement pas grand-chose. Prenez cette lettre ouverte publiée dans Le Devoir  en date d'aujourd'hui, 1er septembre de l'an de grâce 2015. Intitulé Élections: la pres...

Vol au-dessus d'un nid de coucous

Donald Trump est un politicien de la pire espèce. Un connard de première, si vous me permettez l'expression. Mais le magnat de l'immobilier à l'immuable chevelure a cela de particulier qu'il est entré au bon moment dans la sphère politico-médiatique américaine. Et comme notre propre campagne électorale est actuellement moins excitante qu'une séance de repêchage de la NFL pour quelqu'un qui se contrefout du football, cela nous fait étrangement rêver de se retrouver temporairement chez l'Oncle Sam à couvrir l'iconoclaste course vers la Maison-Blanche, plutôt que d' entendre Stephen Harper répondre à ses propres questions . Trump, donc. Derrière l'image, derrière cette personnification de la notion du "tout m'est dû" et du "hé bien, qu'ils mangent de la brioche!", derrière ces propos complètement ahurissants sur l'immigration illégale et sa volonté de faire construire un immense mur à la frontière avec le Mexi...