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Bill Nye, les anti-science et la taloche en arrière de la tête

Histoire d'échapper à la grisaille qui semble avoir englouti le monde journalistique, il serait de bon goût de trouver une bonne nouvelle à nous mettre sous la dent. Après tout, qui ne voudrait pas retrouver le sourire? C'est d'ailleurs l'occasion idéale, puisque les grandes chaleurs sont derrière nous et que l'on peut enfin plier le climatiseur pour un rangement facile sous le lit.



Pour se dérider un peu, donc, ou du moins retrouver un peu de coeur au ventre, je suis tombé sur une discussion menée dans le cadre du Nightly Show, une émission de fin de soirée animée par Larry Wilmore, un ancien correspondant du Daily Show. Le tour de table en question, qui portait sur la possible découverte d'eau liquide à la surface de Mars, regroupait le vulgarisateur scientifique Bill Nye et deux autres intervenants. En plus, bien sûr, de l'animateur.



Ce qui fait sourire, ce n'est pas la façon ridicule dont ces deux autres intervenants ont fait étalage de leur manque d'intérêt envers cette découverte particulièrement importante, ni le fait que ces mêmes personnes ont joyeusement démontré que l'ignorance crasse pouvait servir à gonfler les cotes d'écoute. Non, ce qui fait sourire, c'est la réaction du public, qui a inondé le compte Twitter de l'émission de commentaires négatifs sur le traitement réservé à M. Nye et l'idée générale derrière le fait d'avoir monté cette discussion.

Malgré la tendance de certains médias à vouloir "équilibrer", la population n'est pas dupe. Et la plupart des médias "sérieux" ne se font pas prendre au piège des anti-science (ou, plus prosaïquement, des imbéciles). Ainsi, l'an dernier, la BBC demandait à ses journalistes de cesser de trouver des points de vue opposés à la réalité des changements climatiques et du réchauffement planétaire. Une excellente décision de la part du diffuseur public britannique.

Au Canada, et surtout au Québec, il y a bien sûr des gens qui s'entêtent à affirmer que les changements climatiques ne sont pas l'oeuvre de l'humanité, mais plutôt que la planète ne se réchauffe pas, que le soleil est responsable, ou, encore, que Dieu est responsable. Souvent, même, toutes ces réponses sont combinées. Mais, fort heureusement, le bon sens prévaut. La plupart du temps. Et ce sont les journalistes qui ont, en partie, le devoir de combattre l'ignorance et l'idiotie.

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